Bonjour à tous et à toutes,
Je sais, j’ai mis un peu de temps à vous rédiger ce petit mail, débordé de choses à faire, comme surfer les vagues intensément, afin de
peaufiner ma technique, et ma pédagogie ! Vous ne m’en voudrez
alors pas !
Cà y est, mes grandes vacances sous les tropiques sont belles et bien fini, puisque je suis rentré sur Seignosse depuis maintenant deux
semaines, et ai déjà donné des cours à nos premiers stagiaires.
Donc, après mon retour sur Bali depuis Jogyakarta, l’océan indien nous a offert des superbes houles, et du surf fantastique. J’ai eu là quelques unes des meilleurs sessions de ma vie, les vagues oscillant entre 1m50 et bien plus de 3m (plus de trois tailles d’homme, à l’aise…) certains jours.
Fort heureusement, mon aventure indonésienne ne c’est pas arrêté
qu’au surf.
Un soir, en sortant du restaurant, alors que je rentrais à mon hôtel,
dans l’arrière ville de Kuta,je passe par hasard dans une rue ou il y a
un énorme attroupement de punks locaux de la pire espèce. Je m’arrête, demande ce qu’il se passe,et dans une salle juste à coté, se déroule un festival anarchopunkd’une pure sauvagerie : 25 groupes s’enchainent massacrants tous, les uns après les autres, leurs morceaux dénués de toute mélodie ou d une réelle structure. Le publique est déchainé, et la salle ressemble à ce qu’a du être le stade du hezel, mais l’ambiance est enfantine est très sympa. On se serait cru dans un squat punk londonnien dans les années80 ! Je suis le seul blanc dans cette faune et suscite la curiosité de pas mal de monde au look plus que marginal. Une grande soirée d’une pure authenticité.
Beaucoup de fun et de nouveaux potes !
_ Quelques temps après , je pars rejoindre mon amis australien Geoff, sur l île deLombock, juste a côté de Bali, qui à mon goût, est la plus belle île que j’ai visité jusque là.
On a l’habitude d’aller surfer là bas dans une baie magnifique appellée Airgulin, bordée par un petit village de pêcheurs a même la plage.
Les quelque rares surfeurs qui vont là bas s arrêtent tous dans la même partie du village, faisant profiter de quelques roupies pour payer le parking de leurs motos aux gens surplace. Du coup, Geoff et moi allons à l’opposer du village (vraiment petit, précaire et primitif) dans une famille qui ne voit jamais un touriste. Nous avions déjà l’habitude d’aller chez eux l’année dernière. Les gens nous reconnaissent, et refusent notre argent pour le parking de la moto sous prétextes qu’on est leurs amis, alors qu’ils n’ont rien, ils vivent dans une grande misère, ayant pour seul fortune les poissons que les hommes ramènent sur leurs petites embarcations, quand ils en ramènent !
Sinon, riz avec quelques pousses de bamboo pour toute la famille et basta. La maman nous offre le café,et voyant qu’on insiste pour la payer, nous demande juste de trouver un cahier et un crayon pour sa fille !
Touchés par le désintéressement de ces gens, qui n’ont vraiment rien si ce n’est qu’un toi basic en bamboo et palmier, des haillons pour se couvrir,deux trois ustensiles de cuisine, et du matèriel de pêche sommaire,nous revenons jours après jours avec des cahiers, stylos et crayons,médicaments, miel, sucre, légumes pâtes, huile, et quantité
d’autres aliments de bases, et ’échangeons’ des cours de surf contre des cours de pêche.
J’ai vraiment passé une semaine unique, à partager cette expèrience incroyable, autant pour eux que pour nous, remplie de bons moments et de simplicité. Une grande leçon d’humilité. Nous avons décidé avec Geoff de leur trouver des planches de surf pour notre prochaine visite. Maintenant qu’ils y on goûté !!!
A mon retour sur Bali, ayant profité de leurs hospitalité et des talents de cuisinière de la maman, je suis revenu avec bronchite plus rhume, plus diarhée, et donc j’imagine quelques nouveaux habitants dans mon corps. Mais bon, çà valais vraiment le détour.
Retour à Bali, où, toujours dans la mission prioritaire ’surf’, je retrouve des amis-confrères. Nous mettons à profit, débattons et partageons toute notre science, propre a chacun, sur le surf et la technique. Puis, nous expérimentons à l’eau nos nouvelles théories,techniques, essayons de travailler, corrigé nos défauts. Une période surf très intéressante et constructive.
Ensuite, nous décidons, mon amie Lise et moi, de partir découvrir Nusa Lembogan, petite île coincée entre Lombok et Bali. Lise est originaire de Jogyakarta, est guide officiel, parfaitement francophone, et connais son pays sur les doigts de la main. C’est une chance de voyager avec elle, elle vous permet de découvrir le pays autrement, d’une manière beaucoup plus enrichissante culturellement !
Nusa Lembogan, ressemble à un bout de paradis. Les habitants y mênent une vie tranquille, rythmée par les marées pour cultiver la sea weed,une algue que consomment abondamment les chinois et japonnais, et les cruels combats de coq, la principale distraction et occasion de se réunir sur l’île.
On fait le tour de l’île en trois heures à vélo, du snoorkling, de la farniente dans les petits hôtels juste en face des spots de surf. La petite houle m’a restreind à surfer ’ship wreck’, une droite parfaite,très fun, qui casse sur un récif magnifique rempli de couleurs et de poissons. Ceci me laisse présager le potentiel de fou de cette vague avec un swell conséquent !
Retour à Bali où les petites houles et le vent sont favorables à la mythique vague d’Uluwatu, connue des surfers du monde entier.
Enfin,retour à la maison, après 5 mois dans ce très beau pays, véritable paradis du surfer, où j’en aurai vraiment bien profité, et je l’espère,je me serai enrichi et grandi spirituellement.
Mais je suis bien content de retrouver mes vagues landaises, mon Mikael qui m’a beaucoup manqué dans mes sessions surf, et de préparer la saison 2008 pour laquelle je suis gonflé à bloc ! Alors j’espère que vous avez tous fais du sport cet hiver, car je vous attends, motivé comme jamais !
A bientôt !
Michaël
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